La plateforme de mobilité Umob décroche un investissement de 6 millions d'euros
Les fondateurs Raymon Pouwels et Bibi Jorissen souhaitent utiliser ces millions tout juste levés pour accroître la notoriété de leur application de transport tout-en-un.

Les fondateurs Raymon Pouwels et Bibi Jorissen souhaitent utiliser ces millions tout juste levés pour accroître la notoriété de leur application de transport tout-en-un. « D'ici trois ans, nous voulons disposer d'un réseau couvrant six pays européens. »
« Une excellente nouvelle, n'est-ce pas ? » déclare Raymon Pouwels (29 ans), visiblement enthousiaste. Avec sa cofondatrice Bibi Jorissen (27 ans), ils ont levé 6 millions d'euros auprès d'investisseurs pour leur startup Umob. La jeune pousse rotterdamoise a développé une application permettant aux utilisateurs de trouver, réserver et payer tous les modes de transport partagés et publics. « Si vous allez à Paris ou à Barcelone, vous ne devriez pas avoir à télécharger dix applications différentes pour des vélos, des trottinettes ou des scooters en libre-service, mais une seule. »
Et bien sûr, il s'agit de l'application du duo d'entrepreneurs. Pouwels connaît bien ce type de solutions. Il est le fondateur de Go Sharing, célèbre pour ses scooters partagés vert vif. Pouwels a quitté l'entreprise au début de l'année, lorsque celle-ci a été placée en redressement judiciaire avant d'être rachetée par le turc BinBin. Go Sharing fonctionnait avec des applications similaires. « Mais à l'époque, on pouvait seulement voir où se trouvaient les véhicules ; la réservation devait toujours se faire via l'application du prestataire. »
Un groupe d'entrepreneurs investit dans Umob
Autre leçon tirée de sa précédente aventure entrepreneuriale : « Nous voulons garder une équipe restreinte. Cela change tout de ne pas avoir à gérer soi-même les véhicules avec une telle plateforme. » Go Sharing jouait un jeu gourmand en capital. L'entreprise avait levé 50 millions d'euros, notamment auprès du fonds d'investissement de Robert van der Wallen, membre du Quote 500. Ce dernier n'est pas impliqué cette fois-ci, précise Pouwels. L'argent provient d'« un groupe d'entrepreneurs à succès qui tiennent à leur vie privée ».
Pas besoin d'un stock imposant de deux-roues cette fois-ci : alors, où la plateforme MaaS (Mobility-as-a-Service) basée à Rotterdam compte-t-elle investir ces millions ? « Dans l'expansion de la plateforme logicielle. Nous devons connecter une vingtaine de prestataires. De plus, nous devons recruter du personnel et investir dans le marketing. » Les utilisateurs de l'application paient le même tarif que s'ils réservaient directement auprès du prestataire. Umob perçoit une commission sur chaque réservation effectuée auprès des partenaires connectés, tels que Felyx (scooters), Donkey Republic (vélos) et des compagnies de taxi.
Ambitions européennes
L'année prochaine, 200 000 véhicules partagés devraient être disponibles sur la plateforme. Pour l'instant, Umob se concentre sur le marché néerlandais. « Nous avons la chance que bon nombre des acteurs présents sur notre plateforme, comme Bolt et Bird, opèrent à l'international. Nous pouvons donc franchir les frontières assez rapidement. » Pratique, car l'ambition de Pouwels et Jorissen est de disposer d'un réseau couvrant six pays européens d'ici trois ans.


